bande finale
Documents , articles ou réunions de formation en divers domaines

 

France: proposition de Loi Laborde, très vive inquiétude des évêques

Obligation de "neutralité" dans les structures privées accueillant des mineurs.


Rome, (Zenit.org) Mgr Georges Pontier | 461 clics

 

Jeudi 12 mars 2015 sera présentée à l’Assemblée nationale une proposition de loi « visant à étendre l’obligation de neutralité à certaines personnes ou structures privées accueillant des mineurs et à assurer le respect du principe de laïcité »

Face à ce texte, la Conférence de Evêques de France exprime sa très vive inquiétude. Elle y voit l’inspiration manifeste d’une méfiance vis-à-vis des religions dont il faudrait protéger les mineurs.

Elle souligne que lier le respect de la neutralité à la nature du financement est un dévoiement de la lettre comme de l’esprit de la loi de 1905 qui régit notre laïcité.

Elle dénonce fermement une nouvelle attaque qui cherche non plus seulement à reléguer les religions dans la sphère privée mais dorénavant à les cacher en les faisant disparaître progressivement de tout lieu de vie sociale.

En minant ainsi peu à peu, insidieusement, notre modèle de laïcité, ce n’est pas un Etat laïc qu’on veut garantir mais promouvoir une société vidée de toute référence religieuse. Nous ne pouvons l’accepter ; cela ne correspond en rien à la réalité de notre société.

+ Georges PONTIER
Archevêque de Marseille
Président de la CEF

Quand la science conduit à Dieu, conférence sur le prof. Jérôme Lejeune

Par la postulatrice de sa cause de canonisation, Aude Dugast

Rome, (Zenit.org) Rédaction | 74 clics

 

“Quand la science conduit à Dieu” : c’est le thème d’une conférence sur le professeur Jérôme Lejeune organisée à Paris par le Centre d’Etudes religieuses (CER), le dimanche 22 mars 2015 (à 15 h, 6, rue Albert-de-Lapparent, Paris 7e, métro Ségur).

 

 

Elle sera donnée par Aude Dugast, postulatrice de la Cause de canonisation de Jérôme Lejeune, et qui a préparé pour Zenit les citations qui accompagnent le bulletin quotidien de ce mois de mars, en préparation à l’anniversaire de la “naissance au Ciel” du grand généticien français, le 3 avril 1994.

Une messe pour la Vie sera célébrée à l’occasion de cet anniversaire, le 10 avril prochain, en l’église Saint-Augustin, à Paris, par Mgr Jean-Marie Mpendawatu, Secrétaire – « numéro deux » - du Conseil pontifical pour la santé.

Soigner et guérir

Le Professeur Lejeune a marqué l’histoire en mettant son immense intelligence et sa Foi profonde au service de ses patients trisomiques qu’il appelait «les pauvres parmi les pauvres», avec le souci inlassable de les soigner et de les guérir.

Aussitôt après la découverte de la trisomie 21 en 1958, qui n’est qu’une étape dans sa vie, il se lance immédiatement dans la recherche d’un traitement pour ses patients et pour tous ceux qui, porteurs d’une maladie génétique, viennent à sa consultation dans l’espoir d’un diagnostic et d’un traitement.

Devenu chef de l'unité de cytogénétique à l'Hôpital Necker Enfants Malades à Paris, il étudie avec son équipe plus de 30 000 dossiers chromosomiques et soigne plus de 9 000 patients atteints d'une maladie de l'intelligence.

A force de patience et de recherche, il identifie d’autres maladies chromosomiques, comme la Maladie du cri du chat, en 1963, à laquelle il refuse de donner son nom.

Un regard d’espérance et d’amour

Ses titres français et internationaux manifestent la qualité de ses travaux pionniers en génétique mais ce qui frappe surtout chez le Professeur Lejeune c’est le regard qu’il porte sur chacun de ses patients, un regard d’espérance et d’amour inconditionnel, qui redonne force aux parents.

Aussi, quand des lois injustes menacent la vie de ses patients, il n’a pas peur de prendre publiquement leur défense, et devient bientôt leur infatigable avocat à travers le monde.

Témoin passionné de la Charité et de la Vérité, il a su réconcilier aux yeux du mondecontemporain, la Foi et la science, c’est pourquoi Saint Jean-Paul II, qui l’appelait frère Jérôme et vint se recueillir sur sa tombe lors des JMJ en 1997, lui confia la création de l’Académie pontificale pour la Vie.

Aujourd’hui, l’exemple de cet homme qui a eu le courage de suivre sa conscience de médecin fidèle au serment d‘Hippocrate et de chrétien fidèle à son Baptême, inspire et fortifie les Serviteurs de la vie humaine à travers le monde.

Cause de canonisation

Son procès de canonisation ouvert à Paris en 2007, se poursuit aujourd’hui à Rome, par la rédaction de la Positio (l’étude sur l’héroïcité de ses vertus théologales et cardinales). Les très nombreux messages et intentions de prière qui parviennent du monde entier au postulateur manifestent l’espérance et l’impatience grandissantes de le voir un jour canonisé par l’Eglise.

Pour obtenir la Prière par l’intercession du Serviteur de Dieu Jérôme Lejeune



Proposition pour participer à la   préparation du Synode 2015 sur la famille


1

SERVICE NATIONAL

FAMILLE ET SOCIETE

De Synode en Synode : l’Église en marche

A la demande du Conseil famille et société, le Service national Famille et Société a élaboré

une proposition pour participer à la préparation du Synode 2015.

Un appel adressé au peuple de Dieu

A l’invitation du pape François, l’Église s’est mise en « tenue de synode » depuis l’automne

2013. Les fidèles ont été consultés par un questionnaire préparatoire ; puis les cardinaux ont

parlé de la famille au consistoire de février dernier ; enfin les évêques participant au Synode

extraordinaire ont dialogué cum Petro, sub Petro1.

Ce long temps d’écoute et de dialogue a été souhaité et encouragé par le pape François. Il se

poursuit. Les pères synodaux ont en effet adressé une invitation pressante au peuple de Dieu

tout entier: cheminer avec nous vers le prochain synode2.

Pour préparer le Synode 2015, consacré à « la vocation et la mission de la famille dans l’Église

et le monde contemporain », les Églises locales sont invitées à travailler les questions et les

perspectives ouvertes par le Synode extraordinaire de 2014 (62)3. Les pères synodaux

demandent la participation du peuple de Dieu tout entier, sous l’action du Saint-Esprit (62).Tous

les hommes et les femmes de bonne volonté sont espérés sur ce chemin.

Progresser dans le discernement

Selon le rapport final, l’écoute de la réalité et le regard fixé sur le Christ doivent nous aider à

discerner les voies de renouvellement de l’Église et de la société en faveur de la famille (4). Le

Synode a identifié des situations qui se présentent comme autant de défis pour accompagner

sur un chemin d’évangélisation. Que nous dit l’Esprit de la juste attitude pastorale ?

Dans son discours de clôture de la session extraordinaire du Synode, le 18 octobre 2014, le

pape précise l’orientation à prendre par l’Église toute entière :

1 La présence du pape François, attentif mais muet tout au long des discussions a rendu possible un vrai

dialogue entre évêques.

2 Message au peuple de Dieu, 18 octobre 2014.

3 Les références au rapport final du Synode extraordinaire des évêques sur la famille sont désormais indiquées

par le numéro de l’article entre parenthèses.

2

Nous avons encore à présent une année pour mûrir, avec un vrai discernement spirituel,

les idées proposées et pour trouver des solutions concrètes aux nombreuses difficultés et

aux innombrables défis que les familles doivent affronter ; un an pour fournir des réponses

à toutes les formes de découragement qui environnent et étouffent les familles ; un an

pour travailler sur la Relatio synodi4.

Quatre axes principaux apparaissent : mûrir les idées discutées, trouver des solutions

concrètes, répondre aux découragements, travailler le rapport final.

L’Église toute entière est convoquée, communautés croyantes, pasteurs, théologiens. Les

manières d’honorer cet appel sont plurielles.

L’objectif premier de cette note est d’aider les personnes en responsabilité ecclésiale à animer

un dialogue pour répondre à cet appel au discernement. Sans redire ce qui s’est dit lors de la

première consultation, il faut pouvoir donner la parole aux personnes et aux groupes sur des

situations précises et locales. Cette recherche se fera au bénéfice des communautés locales,

comme au bénéfice de l’Église universelle.

Les pieds bien plantés sur terre

Le discernement spirituel passe par l’approfondissement des pratiques. Le rapport final invite

fortement à ne pas être théorique (32). Il s’agit en effet d’avoir les pieds bien plantés sur terre5,

selon les mots du pape François. Reconnaître la complexité de la réalité familiale (5), permet

de partir de la réalité effective des fragilités familiales, d’ailleurs plus souvent subies que

librement choisies (45).

L’accompagnement des situations et des personnes dans leur existence concrète (11) est une

clef de la démarche synodale. Les pères synodaux invitent à être des communautés prêtes à

accompagner6 :

Chaque famille doit tout d’abord être écoutée avec respect et amour, en nous faisant compagnons

de route, comme le Christ le fit avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs. Pour ces situations, ces

paroles du Pape François revêtent une valeur toute particulière: « L’Église devra initier ses

membres – prêtres, personnes consacrées et laïcs – à cet “art de l’accompagnement”, pour que

tous apprennent toujours à ôter leurs sandales devant la terre sacrée de l’autre (cf. Ex 3,5). Nous

devons donner à notre chemin le rythme salutaire de la proximité, avec un regard respectueux et

plein de compassion mais qui en même temps guérit, libère et encourage à mûrir dans la vie

chrétienne » (Evangelii Gaudium, 169) (46)

L’accompagnement qui soutient la croissance vers Dieu se vit au rythme de la proximité ; il se

pratique avec miséricorde et patience (24), de manière attentionnée (28), patience et

délicatesse (43). Autant de traits qui conduisent à nouveau aux pratiques.

Une feuille de route

Pour cela, un travail de groupe est suggéré7. La proposition est à adapter en fonction de la

communauté en présence, de sa taille, de son histoire.

4 Discours du Pape François à la 15e congrégation générale du Synode des évêques sur la famille, 18 Oct. 2014.

5 Pape François, homélie de la messe de béatification de Paul VI, 19 octobre 2014.

6 Message au Peuple de Dieu, 18 octobre 2014.

7 Cette proposition peut servir au discernement collectif et personnel.

3

Il s’agit tout d’abord de définir les situations et les thèmes qui semblent prioritaires pour telle

ou telle paroisse, communauté, groupe, diocèse etc…Quelques pistes sont esquissées dans ce

document, qui font écho aux travaux du Synode extraordinaire.

Puis d’organiser un échange au sujet d’un thème spécifique, à partir des trois questions

suivantes :

1. Comment mettons-nous déjà en oeuvre l’appel à l’accueil et à l’accompagnement ?

Cela permet de reconnaître ce qui se vit déjà. En prendre acte, c’est aussi le valoriser et

l’intégrer dans la réflexion.

2. Qu’aurions-nous envie de faire pour aller plus loin, autrement ?

Être docile à l’Esprit Saint donne de travailler avec une « vraie liberté et humble créativité8 » ;

comment imagine-t-on pouvoir répondre à l’appel du pape à la créativité dans

l’accompagnement pastoral ?

3. Qu’est-ce qui nous freine, pour faire ou faire plus ?

Il s’agit ici de reconnaître que l’on s’autolimite ; de repérer les résistances et les oppositions

personnelles ou collectives.

L’intérêt de la démarche réside dans la capacité des fidèles à ne pas en rester au débat d’idées

ou de points de vue, mais à chercher ensemble, dans une riche confrontation, ce qui se fait

déjà, peut mieux se faire, et résiste pour diverses raisons que l’on identifie.

Il s’agit ensuite de faire connaître aux évêques ces pratiques, ces attentes et ces difficultés.

L’assemblée plénière des évêques de France, fin mars 2015, réservera un temps de travail au

Synode. Il serait bon d’avoir déjà des retours pour mi-mars.

Pour aller plus avant

Quelques thèmes paraissent significatifs dans le contexte français, ce qui n’exclut pas d’autres

sujets pastoraux. Les références indiquées entre parenthèses correspondent aux paragraphes

du rapport final ; elles peuvent aider à découvrir le texte.

1. Témoigner de la joie du mariage et de la vie de famille

Par leur témoignage les familles sont acteurs de l’évangélisation. Quelles sont les initiatives

que les communautés peuvent ou pourraient prendre pour aider les familles chrétiennes à

témoigner plus largement de la Bonne Nouvelle du mariage et du bonheur de la vie de famille ?

Comment font les familles qui vivent les valeurs familiales, dans les temps paisibles comme

dans les crises, pour offrir un témoignage attrayant et délicat ? Quelles valeurs sont portées ?

Qu’en est-il de la joie ? (1, 2, 11, 33, 43).

La famille est un lieu d’hospitalité. Comment met-on en oeuvre la communion fraternelle de

la proximité, auprès des personnes seules et des laissés pour compte ? (Message au peuple de

Dieu)

8 Pape François, homélie de la messe de béatification de Paul VI, 19 octobre 2014.

4

2. Les conditions de vie des familles

La précarité écrase certaines familles. Comment luttons-nous contre les causes de la précarité

financière et professionnelle ? Pour que les pères et mères sans emploi puissent assurer les

besoins de leur famille ? Pour que le mariage ne soit pas reporté pour des raisons financières ?

Voyons-nous les familles qui ont migré ? (6, 8, 38, 42, Message au peuple de Dieu)

3. Le mariage

Les couples mariés civilement ou en union libre. Reconnaît-on les éléments positifs de ces

unions ? S’appuie-t-on dessus pour accompagner les couples vers le mariage religieux ?

Encourage-t-on les jeunes à se marier ? (25, 26, 27, 41, 43)

La préparation au mariage. Comment les communautés croyantes la portent-elles ? Des

programmes spécifiques sont-ils mis en place? Articulent-ils la foi et l’expérience de vie ? (36,

39)

Les jeunes couples. Comment les aide-t-on à grandir ? (10, 40)

4. Parents et enfants

L’éducation. Comment soutenir les parents dans leur mission éducative? (60, 61)

La violence. Reconnaît-on la possibilité de violence et d’abus en famille ? Les prévient-on ? (8,

Message au peuple de Dieu)

5. Accompagner toutes les personnes

Célibataires. Quelle place dans la réflexion sur la famille ?

Les difficultés conjugales. En quoi sommes-nous une Église qui aide, accompagne, et écoute ?

Une pastorale de la réconciliation et de la médiation est-elle possible ? (44, 46, 47)

Familles monoparentales. Comment les accompagnons-nous ? (47)

Personnes divorcées. Quelle approche pastorale ? (25, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52)

Personnes homosexuelles. Les accueillons-nous avec respect ? (55)

Les familles éprouvées par la maladie, le deuil, la solitude, en particulier celle du grand âge.

Quel soutien apportons-nous ?

+++++

L’expérience familiale, selon le pape François

Le soir tombe maintenant sur notre assemblée. C’est l’heure où l’on rentre volontiers chez soi

pour se retrouver à la même table, dans cette atmosphère profonde que génèrent les liens

d’affection, le sentiment du bien accompli et reçu, les rencontres qui réchauffent le coeur et

le bonifient, comme un bon vin qui anticipe au cours de l’existence de l’homme la fête sans fin.

C’est aussi l’heure la plus douloureuse pour celui qui se retrouve en tête à tête avec sa propre

solitude, dans le crépuscule amer des rêves et des projets brisés : combien de personnes

traînent-elles leurs journées sur la voie sans issue de la résignation, de l’abandon, voire de la

rancoeur ; dans combien de maisons vient à manquer le vin de la joie et donc la saveur – la

sagesse même – de la vie (...) Ce soir, nous nous faisons la voix des uns et des autres à travers

notre prière, une prière pour tous9.

9 Message au peuple de Dieu, 18 octobre 2014.








Homélie du pape François pour le Christ Roi de l’Univers

La liturgie aujourd’hui nous invite à fixer le regard sur Jésus comme Roi de l’Univers. La belle prière de la Préface nous rappelle que son règne est « règne de vérité et de vie, règne de sainteté et de grâce, règne de justice, d’amour et de paix ». Les Lectures que nous avons entendues nous montrent comment Jésus a réalisé son règne ; comment il le réalise au long de l’histoire; et ce qu’il nous demande à nous.

Avant tout, comment Jésus a réalisé son règne : il l’a fait par la proximité et la tendresse envers nous. Il est le Pasteur, dans nous a parlé le prophète Ezéchiel dans la première Lecture (cf. 34,11-12.15-17). Tous ce passage est tissé de verbes qui indiquent l’attention et l’amour du Pasteur envers son troupeau : chercher, passer en revue, rassembler de la dispersion, conduire au pâturage, faire reposer, chercher la brebis perdue, reconduire celle qui est égarée, panser celle qui est blessée, soigner celle qui est malade, prendre soin, paître. Toutes ces attitudes sont devenues réalités en Jésus-Christ : Il est vraiment le “grand Pasteur des brebis et gardien de nos âmes” (cf. He 13,20; 1Pt 2,25).

Et nous qui dans l’Eglise sommes appelés à être pasteurs, nous ne pouvons pas nous distancier de ce modèle, si nous ne voulons pas devenir des mercenaires. A cet égard, le peuple de Dieu possède un flair infaillible pour reconnaitre les bons pasteurs et les distinguer des mercenaires.

Après sa victoire, c’est-à-dire après sa Résurrection, comment Jésus poursuit-il son règne ? L’apôtre Paul, dans la Première Lettre aux Corinthiens, dit : « C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. » (15,25). C’est le Père qui peu à peu soumet tout au Fils, et en même temps le Fils soumet tout au Père. Jésus n’est pas un roi à la manière de ce monde : pour Lui régner n’est pas commander, mais obéir au Père, s’en remettre à Lui, pour que s’accomplisse son dessein d’amour et de salut. Ainsi il y a pleine réciprocité entre le Père et le Fils. Le temps du règne du Christ est ce long temps où tout est soumis au Fils et où tout est remis au Père. « Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort. » (1 Cor 15,26). Et à la fin, quand tout aura été remis sous la royauté de Jésus, et quand tout, y compris Jésus lui-même, aura été soumis au Père, Dieu sera tout en tous (cf. 1 Cor 15, 28).

L’Evangile nous dit ce que le règne de Jésus nous demande à nous : il nous rappelle que la proximité et la tendresse sont la règle de vie aussi pour nous, et c’est sur cela que nous serons jugés, sur ce protocole de vie. C’est la grande parabole du Jugement dernier de Matthieu 25. Le Roi dit : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !» (25,34-36). Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous avons fait tout cela ? » Et il répondra: « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40).

Le salut ne commence pas par la confession de la royauté du Christ, mais par l’imitation des œuvres de miséricorde par lesquelles il a réalisé son Royaume. Celui qui les accomplit montre qu’il a accueilli la royauté de Jésus, car il a fait place dans son cœur à la charité de Dieu. Au soir de la vie nous serons jugés sur l’amour, sur la proximité et sur la tendresse envers les frères. De cela dépendra notre entrée ou non dans le royaume de Dieu, notre position d'un côté ou de l’autre. Jésus, par sa victoire, nous a ouvert son royaume, mais il revient à chacun de nous d’y entrer, déjà à partir de cette vie, en nous faisant concrètement proches du frère qui demande du pain, un vêtement, un accueil, de la solidarité…. Et si vraiment nous aimons ce frère ou cette sœur, nous serons poussés à partager avec lui ou avec elle ce que nous avons de plus précieux, c’est-à-dire Jésus même et son Evangile !

Aujourd’hui l’Eglise nous donne pour modèle les nouveaux Saints qui, par leurs œuvres de dévouement généreux à Dieu et aux frères, ont servi le royaume de Dieu chacun dans son domaine, et en sont devenus héritiers. Chacun d’eux a répondu avec une créativité extraordinaire au commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Ils se sont dédiés sans compter au service des derniers, en assistant les indigents, les malades, les personnes âgées, les pèlerins. Leur prédilection pour les petits et les pauvres était le reflet et la mesure de leur amour inconditionnel pour Dieu. En effet, ils ont cherché et découvert la charité dans la relation forte et personnelle avec Dieu, de laquelle se dégage le véritable amour pour le prochain. C’est pourquoi, à l’heure du jugement, ils ont entendu cette douce invitation : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » (Mt 25,34).

Par le rite de canonisation, nous avons encore une fois confessé le mystère du royaume de Dieu et honoré le Christ Roi, Pasteur plein d’amour pour son troupeau. Que les nouveaux saints, par leur exemple et leur intercession, fassent grandir en nous la joie de cheminer sur la voie de l’Evangile, la décision de le prendre comme la boussole de notre vie. Marchons sur leurs traces, imitons leur foi et leur charité, pour que notre espérance aussi se revête d’immortalité. Ne nous laissons pas distraire par d’autres intérêts terrestres et passagers. Et que notre Mère, Marie, Reine de tous les Saints, nous guide vers le royaume des Cieux. Amen.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

Soutien du pape François aux "mouvements populaires"
L'amour des pauvres, coeur de l'Evangile

Rédaction de Zenith

ROME, 28 octobre 2014 (Zenit.org) - L’amour des pauvres, c’est le « cœur de l’Evangile », déclare le pape François, pas du « communisme ». Et pour vaincre la précarité, il indique trois chantiers : une terre, un toit, un travail. Et une méthode : la participation, sans paternalisme. Il est en train d’élaborer une encyclique sur l’écologie.

Le pape a en effet reçu, ce mardi 28 octobre, au Vatican, les participants de la « Rencontre mondiale des mouvements populaires » organisée par le Conseil pontifical Justice et Paix et l’Académie pontificale des sciences sociales.

Ils représentaient aussi bien des paysans sans terre, des vendeurs ambulants, des mineurs, des chômeurs, des migrants, des marginaux, des habitants de bidonvilles, des jeunes en situation précaire, que des évêques et des agents pastoraux. Le pape s’est adressé à eux en espagnol.

Il souhaite qu’il n’y ait « plus de familles sans toit », « plus de paysans sans terre », « plus de travailleurs sans droits », plus personne sans « la dignité que confère le travail ».

L'amour des pauvres, au cœur de l’Evangile

« L'amour des pauvres est au cœur de l’Evangile » et les droits sacrés à une terre, un toit et un travail sont au cœur de l’enseignement social catholique, a fait observer le pape.

Or, ces droits sont piétinés par l’injustice : des paysans déracinés en raison des guerres et des catastrophes naturelles ; des millions de personnes souffrent la faim, et  la « spéculation financière » fixe le prix des denrées alimentaires, comme s’il s’agissait d’une marchandise parmi d’autres ; un manque de logements dans des villes où une partie de la population est abandonnée dans les périphéries.

« Sans domicile fixe », c’est un « euphémisme », a protesté le pape, car souvent, les euphémismes « cachent des délits ».

Il dénonce comme la « pire des pauvretés matérielles » le manque de travail. Or, il rappelle que des millions de jeunes chômeurs sont les « victimes d’un système économique qui place le profit au-dessus des personnes », qui « exploite la nature » pour soutenir une consommation frénétique. Pour survivre, c’est parfois la « guerre ».

Accompagner les luttes

Le pape François veut « accompagner » les luttes des mouvements populaires. Il préconise de « construire des structures sociales alternatives », de « promouvoir la culture de la rencontre », face aux discriminations, de « favoriser la participation de toute la population » et de « surmonter l’assistanat paternaliste ».

Le pape invite au « courage », « sans fanatisme », à la « passion », « sans violence ». Il indique pour cela le programme des Béatitudes.

Les objectifs de la rencontre étaient principalement de renforcer le réseau des organisations populaires, de favoriser la connaissance réciproque et de promouvoir la collaboration entre ces mouvements et les Eglises locales, selon le président de Justice et Paix, le cardinal Peter Kodwo Turkson.

 

ZF12111309 - 13-11-2012article dans Zénith "le monde vu de Rome " du 13 Novembre 2012
Permalink: http://www.zenit.org/article-32542?l=french

Musique sacrée : une « force communicative » pour la foi

 

Méditation du pape musicien

 

Anne Kurian

ROME, mardi 13 novembre 2012 (ZENIT.org) – La musique sacrée peut « favoriser la foi » et « coopérer à la nouvelle évangélisation » : elle peut en effet « conférer à la récitation des psaumes et des cantiques bibliques une plus grande force communicative », estime Benoît XVI.

Le pape a reçu les participants au congrès des Scholae Cantorum de toute l’Italie, organisé par l’association italienne « Santa Cecilia », le 10 novembre 2012 au Vatican. Les chanteurs ont également animé dimanche 11 novembre la messe présidée par le cardinal Angelo Comastri dans la basilique Saint-Pierre.

Pour le 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, l’association entend re-proposer l’enseignement de « Sacrosanctum Concilium », la constitution conciliaire sur la liturgie et son chapitre 6 qui traite de la musique sacrée.

Dans le cadre de l’Année de la foi, ouverte le 11 octobre dernier, Benoît XVI leur a rappelé que la musique sacrée peut « favoriser la foi » et « coopérer à la nouvelle évangélisation ».

Accueillir la Parole de Dieu

Pour illustrer le bénéfice de la musique sacrée sur la foi, le pape a cité le chemin de conversion de saint Augustin, aidé notamment par le chant des psaumes et des hymnes, dans les liturgies présidées par saint Ambroise à Milan.  

C’est ce qu’écrit saint Augustin au livre 10 des Confessions : « Quand me viennent à l’esprit les larmes que les chants d’Eglise m’arrachèrent aux débuts de ma foi reconquise, et l’émotion que suscite encore aujourd’hui en moi non pas le chant, mais les paroles chantées, si elles sont chantées avec une voix limpide et la modulation la plus avantageuse, je reconnais à nouveau la grande utilité de cette pratique » (33, 50).

Cette expérience « forte », a précisé le pape, n’est pas une « recherche du simple plaisir sensible », mais le signe que « la musique et le chant peuvent aider à accueillir la Parole de Dieu et à goûter une émotion salutaire ».

Dans le même sens, a-t-il poursuivi, selon Sacrosanctum Concilium, « le chant sacré, uni aux paroles, est une partie nécessaire et intégrante de la liturgie solennelle », non pas « pour des motifs purement esthétiques, dans un sens superficiel », mais parce qu’il « coopère, par sa beauté, à nourrir et à exprimer la foi », et donc à « la gloire de Dieu et la sanctification des fidèles, qui sont la fin de la musique sacrée ».

Ainsi, pour Benoît XVI, si « la foi naît toujours de l’écoute de la Parole de Dieu », il ne fait aucun doute que « la musique et surtout le chant puissent conférer à la récitation des psaumes et des cantiques bibliques une plus grande force communicative ».

C’est pourquoi les chorales de chant sacré rendent un « précieux service » et leur musique n’est pas « un accessoire ou seulement un embellissement extérieur de la liturgie », mais elle est « elle-même liturgie », a affirmé le pape, estimant que le chant aide « à faire descendre la Parole de Dieu au plus profond du cœur », qu’il « prie et fait prier ».

D’ailleurs, a-t-il ajouté, « la participation active du peuple de Dieu à la liturgie ne consiste pas seulement à parler, mais aussi à écouter, à accueillir avec les sens et avec l’esprit la Parole, et ceci vaut aussi pour la musique sacrée ».

La beauté de Dieu

S’inspirant de l’expérience du poète français Paul Claudel, converti en écoutant le chant du Magnificat durant les vêpres de Noël en la Cathédrale Notre-Dame de Paris, Benoît XVI a également souligné le rapport entre le chant sacré et la nouvelle évangélisation.

A l’instar du poète dont le cœur fut « touché » et qui « crut », « tant de personnes ont été touchées au plus profond de l’âme en écoutant la musique sacrée » et nombreux sont « ceux qui se sont sentis à nouveau attirés vers Dieu par la beauté de la musique liturgique » a constaté le pape.  

C’est pourquoi il a encouragé les interprètes à « améliorer la qualité du chant liturgique, sans avoir peur de retrouver et de valoriser la grande tradition musicale de l’Eglise, qui trouve ses deux plus hautes expressions dans le grégorien et dans la polyphonie ».

En effet, a-t-il insisté, la musique liturgique doit « tendre toujours plus vers le haut, pour louer dignement le Seigneur et pour montrer que l’Eglise est le lieu où la beauté est chez elle ».

Le pape a affirmé pour conclure que la musique sacrée « peut avoir et a de fait une tâche considérable, pour favoriser la redécouverte de Dieu », ainsi qu’une « adhésion renouvelée au message chrétien et aux mystères de la foi ».

 


 


 -Centre saint François de Sales 384 rue St Fuscien Amiens  :  -

Parcours biblique
du Mardi 25 septembre 2012 à 20h15 (1ère rencontre) au 28 mai 2013
Centre St François de Sales

384 rue St Fuscien -AMIENS

Enraciner sa foi dans l’expérience  du peuple de la Bible

Traversée biblique : de Moïse à Jésus ressuscité et à l’Eglise naissante.


Un parcours destiné aux adultes pour enraciner sa foi :

des repères,
des clés de lecture,
des échanges et des temps de prière.


16 rencontres sur 2 ans pour entrer dans l’histoire étonnante du peuple de Dieu !
Son histoire qui est aussi notre histoire…

Dates des rencontres 2012-2013

mardi 25 septembre 2012

mardi 23 octobre 2012
mardi 20 novembre 2012
mardi 18 décembre 2012
mardi 22 janvier 2013
mardi 12 février 2013
mardi 19 mars 2013
mardi 30 avril 2013
mardi 28 mai 2013


Renseignements :
Marie-Paule Rigaux
03 60 10 72 48
Dominique Viel
03 22 09 20 39

 






 
 
Ouvriers   à la Vigne…

 
Le journal des mouvements
pour les mouvements, les services, les paroisses,
et tous les hommes de bonne volonté…
 
Proposé par le Bureau de l’Apostolat des Mouvements.
Diocèse de la Somme : ddal@diocese-amiens.com 
 
N° 40 Août 2012
 
Prochain n° : 15 Septembre 20
 
 
 
 
 
 Centre spirituel St François de Sales
    
     ETE 2012          Pensez à vous inscrire !
RETRAITE : « Faire confiance à l’Amour »
A l’écoute de l’Evangile et du message de 
Thérèse de Lisieux…
Du lundi 20 août 17h00 au vendredi 24 août 17
 
 
 
Retraite prêchée par 
le Père Denis-Marie Ghesquières, 
carme.
 
 
 
 
 Et  en attendant la parution du programme pour la
saison 2012-2013…  
            Tous  les 1ers rendez-vous de septembre…


 
Session « Evangélisation des profondeurs
l’association Béthasda.

Proposée au centre spirituel sur 8 dimanches
Renseignements et inscriptions :
www.bethasda.org 
 
Lecture priante et continue de l’Evangile selon
Luc.

Un lundi par mois – 20h00-21h30
1ère rencontre : lundi 10 septembre
 
Formation au grec biblique :
Les jeudis - 14h30-16h00
1ère rencontre : jeudi 15 septembre
(Pour débutants les samedis – 10h00-16h00)
 
Formation Mess’AJE sur la Bible
10 mardis soir - 20h00-22h00
1ère rencontre : mardi 25 septembre
 
?  Deux journées « La liberté intérieure » 
Avec Odile Van Deth, de l’association Béthasd
1ère journée : samedi 29 septembre – 9h00-17
 
Inscriptions/ renseignements :
?  responsable-sfs@diocese-amiens.com
?  03 22 33 27 10
 
Chers amis, 
 
Nous sommes au cœur de l’été… 
En vacances ? Au travail ? 
Voici un mini journal, avec de quoi nourrir ces
dernières semaines avant la rentrée !
 
En ce mois d’août, nous sommes  volontiers en union
de cœur et de prière avec tous les jeunes du diocèse
partis à Taizé avec l’AEP, en Champagne avec le MRJC,
à Rome avec les servants d’autel,  en bien d’autres
lieux avec les Scouts et la JOC ; nous pensons et prions
avec tous les pèlerins partis vers Marie, ou en retraite 
spirituelle au loin…
 
L’actualité au cœur du diocèse est aussi faite des
difficultés traversées par les habitants des quartiers
d’Amiens Nord.  
Que le Christ, qui nous invite sans cesse au pardon,
inspire à chacun de nous, les victimes, les auteurs de
violence,  les témoins, les représentants de l’ordre et
de la justice,  un  même  esprit de dialogue, de
compréhension,  pour une paix et  une  confiance 
bientôt retrouvées !                                              M. Durand    
 
 
 
 
 
 
 
 
Samedi 20 octobre- 15h30 : deux ordinations
diaconales dans notre diocèse !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
Centre spirituel St François de Sale
    
     ETE 2012          Pensez à vous inscrire !
 


Centre Spirituel St François de Sales :Pensez à vous inscrire
 
RETRAITE à la carte !
Quatre jours ou deux ou un… au choix !
Ces journées sont à vivre en lien avec le patrimoine religieux de la ville.
Du lundi 2 au jeudi 5 juillet
- De 9h30 à 12h00 :
 
Prière et enseignement
au centre spirituel
  • De 14h30 à 16h30 :
 
Thèmes priés et partagés à la cathédrale d’Amiens.
 
? Lundi 2 juillet : « La louange »
Père Pierre Saur
François-Xavier Legenne, architecte, et le nouvel autel.
 
? Mardi 3 juillet : « Le don de soi »
Dominique Devisse, laïque en mission ecclésiale.
Aurélien André, archiviste diocésain.
 
? Mercredi 4 juillet : « La bénédiction »
Soeur Jeannine Harvengt
Père Dominique-Marie Dupré et le Beau Dieu
16h00 : messe à la cathédrale.
 
? Jeudi 5 juillet : « L’annonce de l’Evangile »
Aurélien André.
 
(Formule pique-nique –hébergement possible)
 
 
RETRAITE : « Faire confiance à l’Amour »
A l’écoute de l’Evangile et du message de
Thérèse de Lisieux…
Retraite prêchée par
le Père Denis-Marie Ghesquières, carme.
Du lundi 20 août 17h00 au vendredi 24 août 17h00.
Inscriptions/ renseignements :
responsable-sfs@diocese-amiens.com /03 22 33 27 10

 

 

  
  Un ami du site nous raconte ses souvenirs d ' avant-guerre à propos de l' orgue de sa paroisse natale :
 

"Le vieil orgue de l’église de ma ville natale vient d’être rénové et je suis invité prochainement à l’ inauguration  
Je devais avoir  de 3 à 5 ans quand j’allais à la grand-messe de 10h30 avec mon père Emile avant la guerre. De la nef où nous nous  tenions j’entendais une musique céleste qui m’ était inconnue et m’extasiait . En plus de la nef où nous étions nous ne pouvions pas voir d’où cela venait ( l’orgue et les choristes se trouvaient dans une tribune du transept). Je demandai donc timidement à mon père : « c’est les anges ? ». Il m répondit avec un doux sourire : «  non, c’est la chorale et l’orgue». Nulle ostentation de la part de ces chanteurs anonymes et de l’organiste. Ils emplissaient les voûtes de l’église de leurs admirables sons. Inutile de dire que cette époque m’a profondément marqué.
 
   L’organiste était un musicien de premier ordre qui habitait dans la même rue que moi. Il était aveugle. Il devait utiliser des partitions en braille pour accompagner les psaumes de Vêpres du Dimanche. Le curé doyen assis près de l’ autel dans le choeur chantait t les versets en alternance avec l’ organiste  (à la tribune) qui avait une voix de plain-chant , douce mais de longue portée. Et l’enfant de choeur que j’étais prenait intérêt à suivre les mots en latin (avec traduction en français) . Un Dimanche après-midi il est arrivé à l’organiste  de déraper quelque peu pour des raisons que j’ignore et je voyais à côté de moi Monsieur  le Doyen pas très content. Curieux. !  Cela me faisait sourire…discrètement.
 
  L’organiste  dominait son sujet et connaissait les grandes œuvres du répertoire sacré par coeur faisant donner à l’orgue toutes ses possibilités .Je me souviens quand la foule s’écoulait lentement à la sortie de la messe je m’attardais volontairement pour entendre l’intégralité de l’ œuvre jouée où les doux legato alternaient avec de puissants rugissements qui vous faisaient frissonner .Vous quittiez l’église, léger et heureux,  en percevant grâce à cette musique et ces chants que vous aviez une âme qui résonnait en vous . "
 

                                                                                                             MEJF  11 Mai 2012




 



LETTRE D'UN PRÊTRE CATHOLIQUE AU NEW YORK TIMES

J'ai reçu ce courriel ce matin et après vérification, cette lettre au New York Time a été envoyée en 2010 par un missionnaire catholique de l'Uruguay en langue espagnole et...n'a jamais été publiée!

 
Bonne journée!
 


 
Cher Frère Journaliste:
 
      Je suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et orgueilleux de ma vocation. Cela fait 20 ans que je vis en Angola comme missionnaire.
 
      Je lis en de nombreux moyens de communication, surtout dans votre journal, l'amplification du thème des prêtres pédophiles, cela d'une manière morbide, recherchant en détail dans la vie de  ces prêtres, les erreurs du passé. Il y en a un, dans une ville des Etats-Unis, dans les années 70, un autre, en Australie dans les années 80, et ainsi de suite, d'autres plus récents..... Certainement tous des cas condamnables!
 
      Il y a des présentations journalistiques pondérées et équilibrées, d'autres amplifiées, remplies de préjudices et même de haine.  Je ressens moi-même une grande douleur pour le mal immense que des personnes qui devraient être des signes de l'Amour de Dieu, soient un poignard dans la vie d'êtres innocents. Il n'y a pas de paroles pour justifier de tels actes. Il n'y a pas de doutes que l'Église ne peut être, sinon du coté des faibles, des plus démunis. Pour cette raison, toutes les mesures que l'on peut prendre pour la prévention et la protection de la dignité des enfants seront toujours une priorité absolue.
 
      Mais c'est curieux le peu de nouvelles et le manque d'intérêt pour les milliers de prêtres qui sacrifient leur vie et la consument pour des millions d'enfants, pour les adolescents et pour les plus défavorisés aux quatre coins du monde.
 
      Je pense qu'à votre journal, cela ne l'intéresse pas que j'aie dû transporter beaucoup d'enfants faméliques par des chemins minés à cause de la guerre en l'année 2002 depuis Cangumbe à Lwena (Angola), car ni le gouvernement pouvait le faire ni les ONG n'y étaient autorisées; que j'aie dû enterrer à des douzaines d'enfants morts à cause des déplacements de la guerre; que nous ayons sauvé la vie à des milliers de personnes au Mexique au moyen du seul centre de santé existant dans une  zone de 90,000 km2 avec la distribution d'aliments et de semences. Que nous ayons pu y procurer l'éducation et des écoles dans ces dix dernières années à plus de 110,000 enfants.
 
      Cela demeure sans intérêt qu'avec d'autres prêtres nous ayons eu à secourir près de 15,000 personnes dans les campements de la guérilla, après qu'ils aient rendu les armes, parce que les aliments du gouvernement et de la ONU n'arrivaient pas. Ce n'est pas une nouvelle intéressante qu'un pr??tre de 75 ans, le Père Roberto, parcoure la ville de Luanda, soignant les enfants de la rue, les conduisant à une maison de refuge, pour qu'ils soient désintoxiqués de la gasoline qu'ils aspirent en se gagnant la vie comme lance-flammes.
 
      L'alphabétization de centaines de prisonniers n'est pas non plus une nouvelle. Que d'autres prêtres, comme le Père Stéphane, organisent des maisons de passage pour que des jeunes maltraités, battus, et même violés y trouvent refuge. Non plus, que le Père Maiato avec ses 80 ans, visite les maisons des pauvres, une à une, réconfortant les malades et les désespérés. Ce n'est pas une nouvelle que plus de 6,000 parmi les 40,000 prêtres et religieux actuels aient quitté leur pays et leur famille pour servir leurs frères dans une léproserie, dans les hôpitaux, les camps de réfugiés, des orphelinats pour enfants accusés de sorcellerie ou orphelins de parents morts du sida, dans des écoles pour les plus pauvres, des centres de formation professionnelle, des centres d'acceuil pour les céropositifs...... etc......
 
      Ou, surtout, dépensant leur vie dans des paroisses et des missions, motivant les gens pour mieux vivre et surtout pour aimer. Ce n'est pas une nouvelle que mon ami, le Père Marc-Aurèle, pour sauver des enfants pendant la guerre en Angola, les ait transportés de Kalulo à Dondo et qu'en revenant de sa mission, il ait été mitraillé en chemin. Que le Frère François avec cinq Dames Catéchètes, soient morts dans un accident, en allant aider des régions rurales les plus reculées du pays.
 
      Que des douzaines de missionnaires en Angola soient morts par manque de moyens  sanitaires, à cause d'une simple malaria. Que d'autres aient sauté dans les airs à cause d'une mine, en visitant leurs fidèles. Dans le cimetière de Kalulo sont les tombes des premeiers prêtres qui sont arrivés dans la région...... aucun ne dépassait les 40 ans..........
 
      Ce n'est pas une nouvelle, celle de suivre un Prêtre "normal" dans son travail journalier, dans ses difficultés et ses joies, dépensant sa vie sans bruit en faveur de la communauté qu'il sert. La vérité, c'est que nous ne cherchons pas à faire les nouvelles, sinon simplement porter la Bonne Nouvelle, cette Nouvelle, qui sans bruit, a commencé le matin de Pâques. Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent. On fait beaucoup plus de bruit pour un prêtre qui commet une faute, que pour des milliers qui donnent leur vie pour les pauvres et les indigents.
 
      Je ne prétend pas faire l'apologie de l'Église et des prêtres. Un prêtre n'est ni un héro ni un neurotique. C'est simplement un homme normal, qui avec sa nature humaine cherche à suivre Jésus et à Le servir dans ses frères. Il y a des misères, des pauvretés et des fragilités comme chez tous les êtres humains; mais également il y a de la beauté et de la grandeur comme en chaque créature......... Insister d'une manière obsessionnée et persécutrice sur un thème douloureux, en perdant de vue l'ensemble de l'oeuvre, crée véritablement des caricatures offensives du sacerdoce catholique, par lesquelles je me sens offensé.
 
      Je te demande seulement, ami journaliste, de rechercher la Vérité, le Bien et la Beauté. Cela fera grandir ta profession.
 
      Dans le Christ,
                                                                P. Martin Lasarte, sdb
 
 
          "Mon passé, Seigneur, je le confie à ta Miséricorde; mon présent à ton Amour; Mon futur à ta Providence".
 
 
(Il  est des fois qu'il nous arrive des courriels comme celui-ci. En vérité, cela vaut la peine de les renvoyer...... espérant que tous puissions faire un peu de contre-poids........ non seulement en renvoyant ces courriels, sinon avec l'exemple de notre vie.)
 
message transmis par une paroissienne le  4 Mai 2012

 
Pange lingua
 
Pange, lingua, gloriosi
Corporis mysterium,
Sanguinisque pretiosi
Quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi
Rex effudit gentium.
 
Nobis datus, nobis natus
Ex intacta Virgine
Et in mundo conversatus
Sparso verbi sermine,
Sui moras incolatus
Miro clausit ordine.
 
In supremae nocte cœnae
Recumbens cum fratribus,
Observata lege plene
Cibis in legalibus,
Cibum turbae duodenae
Se dat suis manibus.
 
Verbum caro panem verum
Verbo carnem efficit,
Fitque Sanguis Christi merum,
Et si sensus deficit
Ad fimandum cor sincerum
Sola fides sufficit.
 
TANTUM ERGO SACRAMENTUM
Veneremur cernui,
Et antiquum documentum
Novo cedat ritui ;
Praestet fides supplementum
Sensuum defectui.
 
Genitori Genitoque
Laus et jubilatio ;
Salus, honor, virtus quoque
Sit et benedictio ;
Procedenti ab utroque
Compar sit laudatio.
Amen.
 
Chante, ma langue, le mystère
Du Corps de gloire
Et du Sang précieux
Que pour le rachat du monde
Le Roi des nations,
Fruit d'un noble sein, a versé.
 
A nous donné, né pour nous
D'une Vierge sans tache,
Ayant, dans ce monde où il vécut,
Jeté la semence du verbe,
Il termina son séjour
Selon un ordre admirable.
 
Dans la nuit de la dernière cène,
A table avec ses frères,
La loi pleinement observée
Concernant la nourriture légale,
En nourriture aux Douze
Il se donne lui-même de ses mains.
 
Le Verbe fait chair, par son verbe
Change du vrai pain en sa chair,
Le vin devient le Sang du Christ,
Et si les sens défaillent,
Pour affermir un cœur sincère,
La foi seule suffit.
 
Vénérons donc prosternés
Un si grand sacrement;
Que les anciens préceptes
Cèdent la place au nouveau rite;
Et que la foi supplée
A la faiblesse des sens.
 
Au Père et au Fils,
Louange et jubilation,
Salut, honneur, puissance
Et bénédiction !
A Celui qui procède de l'un et de l'autre
Soit une même louange !
Amen.
 



L ' évangile du Dimanche des Rameaux 2012
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47.
La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d'arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir.
Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple. »
Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu'il était à table, une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête.
Or, quelques-uns s'indignaient : « A quoi bon gaspiller ce parfum ?
On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d'argent et en faire don aux pauvres. » Et ils la critiquaient.
Mais Jésus leur dit : « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? C'est une action charitable qu'elle a faite envers moi.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours.
Elle a fait tout ce qu'elle pouvait faire. D'avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.
Amen, je vous le dis : Partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d'elle, ce qu'elle vient de faire. »
Judas Iscariote, l'un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus.
A cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l'argent. Dès lors Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »
Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le.
Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? '
Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze.
Pendant qu'ils étaient à table et mangeaient, Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. »
Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l'un après l'autre : « Serait-ce moi ? »
Il leur répondit : « C'est l'un des Douze, qui se sert au même plat que moi.
Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui qui le livre ! Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né. »
Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude.
Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.
Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »
Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. »
Jésus lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. »
Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous disaient de même.
Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Restez ici ; moi, je vais prier. »
Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse.
Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez. »
S'écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s'il était possible, cette heure s'éloigne de lui.
Il disait : « Abba... Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! »
Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure ?
Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l'esprit est ardent, mais la chair est faible. »
Il retourna prier, en répétant les mêmes paroles.
Quand il revint près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que lui dire.
Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais vous pouvez dormir et vous reposer. C'est fait ; l'heure est venue : voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre. »
Jésus parlait encore quand Judas, l'un des Douze, arriva avec une bande armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens.
Or, le traître leur avait donné un signe convenu : « Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. »
A peine arrivé, Judas, s'approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l'embrassa.
Les autres lui mirent la main dessus et l'arrêtèrent.
Un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille.
Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ?
Chaque jour, j'étais parmi vous dans le Temple, où j'enseignais ; et vous ne m'avez pas arrêté. Mais il faut que les Écritures s'accomplissent. »
Les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent tous.
Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n'avait pour vêtement qu'un drap. On le saisit.
Mais lui, lâchant le drap, se sauva tout nu.
Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, et tous les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent.
Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu'à l'intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il se chauffait près du feu.
Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort, et ils n'en trouvaient pas.
De fait, plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient même pas.
Quelques-uns se levaient pour porter contre lui ce faux témoignage :
« Nous l'avons entendu dire : 'Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. ' »
Et même sur ce point, ils n'étaient pas d'accord.
Alors le grand prêtre se leva devant l'assemblée et interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi ? »
Mais lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand prêtre l'interroge de nouveau : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? »
Jésus lui dit : « Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »
Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?
Vous avez entendu le blasphème. Quel est votre avis ? » Tous prononcèrent qu'il méritait la mort.
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d'un voile, et le rouèrent de coups, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des gifles.
Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante du grand prêtre.
Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »
Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. » Puis il sortit dans le vestibule.
La servante, l'ayant vu, recommença à dire à ceux qui se trouvaient là : « En voilà un qui est des leurs ! »
De nouveau, Pierre le niait. Un moment après, ceux qui étaient là lui disaient : « Sûrement tu en es ! D'ailleurs, tu es Galiléen. »
Alors il se mit à jurer en appelant sur lui la malédiction : « Je ne connais pas l'homme dont vous parlez. »
Et aussitôt, un coq chanta pour la seconde fois. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus : « Avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et il se mit à pleurer.
Dès le matin, les chefs des prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînèrent Jésus et l'emmenèrent pour le livrer à Pilate.
Celui-ci l'interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répond : « C'est toi qui le dis. »
Les chefs des prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demandait à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu'ils portent contre toi. »
Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate s'en étonnait.
A chaque fête de Pâque, il relâchait un prisonnier, celui que la foule demandait.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour avoir tué un homme lors de l'émeute.
La foule monta donc, et se mit à demander à Pilate la grâce qu'il accordait d'habitude.
Pilate leur répondit :
(Il se rendait bien compte que c'était par jalousie que les chefs des prêtres l'avaient livré.)
Ces derniers excitèrent la foule à demander plutôt la grâce de Barabbas.
Et comme Pilate reprenait : « Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ? »,
ils crièrent de nouveau : « Crucifie-le ! »
Pilate leur disait : « Qu'a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! »
Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il soit crucifié.
Les soldats l'emmenèrent à l'intérieur du Prétoire, c'est-à-dire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la garde,
ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête une couronne d'épines qu'ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des révérences : « Salut, roi des Juifs ! »
Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s'agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses vêtements.
et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs.
Et ils amènent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire.
Ils lui offraient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n'en prit pas.
Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
Il était neuf heures lorsqu'on le crucifia.
L'inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ».
Avec lui on crucifie deux bandits, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.

Les passants l'injuriaient en hochant la tête : « Hé ! toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même !
Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient.
Quand arriva l'heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures.
Et à trois heures, Jésus cria d'une voix forte : « Éloï, Éloï, lama sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant : « Voilà qu'il appelle le prophète Élie ! »
L'un d'eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »
Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.
Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas.
Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s'écria : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »
Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé,
qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d'autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Déjà le soir était venu ; or, comme c'était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer,
Joseph d'Arimathie intervint. C'était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d'aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.
Pilate, s'étonnant qu'il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort.
Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.
Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l'entrée du tombeau.
Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis.
 






Compte -rendu de la réunion du 5 Novembre 2011 avec le Secours catholique

  
 
                                                            Pauvreté, Précarité et Eglise, quels services ?
                                                                
 
 
 
 
 
A l'initiative de la délégation diocésaine du Secours Catholique de la Somme, François Soulage Président National,  nous invitait à Amiens le samedi 5 novembre , à mieux cerner les réalités de pauvreté et précarité qui touchent notre société. Aux chrétiens rassemblés et en particulier aux personnes chargés du Servir dans les différentes paroisses de la Somme, il donnait des points d'attention : Annoncer, Célébrer, Servir, une même mission au cœur d'un monde où le nombre de laissés pour compte de la croissance ne cesse de grandir.
 
Pauvreté, Bernard Dépret , président de la délégation de la Somme du Secours Catholique nous donne cette définition du concept de pauvreté : sont en situation de pauvreté, les personnes qui n’ont pas de ressources suffisantes pour vivre dans notre société. Cette réalité entraine isolement et souffrance.
Les chiffres statistiques de l’INSEE nous montrent les réalités des pauvretés en pays de Somme.
Dans une période et une société française où des couches de population sont particulièrement marquées par la pauvreté la Picardie et la Somme sont plus durement touchées.
Ces couches sont : les plus de 75 ans, en particulier les personnes seules, les familles monoparentales, les familles victimes du chômage ou d’emplois précaires, les jeunes 18-25 ans non diplômés, les jeunes diplômés mais sans emploi.
Précarité, François Soulage président national du  Secours Catholique nous précise comment il faut entendre  personnes en précarité : ce sont des personnes sur le fil du rasoir.
Ces situations sont souvent le résultat d’enchainements : rupture dans le couple parfois à la suite d’une perte de travail, vie de famille impossible à cause des horaires de travail de mamans seules, jeunes sans travail à la charge de leur famille, travail précaire dans un contexte de crise économique qui entraine vers l’endettement…Le basculement de la précarité à la pauvreté peut être rapide.
 
Les attitudes possibles face à ces situations.
Dire: " Ces pauvres gens , il faut que je les aide".  C'est la mauvaise attitude!
Il s'agit de travailler dans le temps, d'accompagner des personnes dans la difficulté qui doivent retrouver dignité et liberté.
 Aider à retrouver la dignité d' une situation de droit : droit d'être logé, de travailler, d'avoir des ressources suffisantes pour vivre. Il s'agit d'entrer ensemble dans un cheminement qui  permette  de se remettre debout, de dire Je, d'ëtre fier d'avoir  retrouver des droits.
 Retrouver la liberté de faire des choix. Soutenir les parents qui doivent faire face aux difficultés d'éducation de leurs enfants face aux contraintes que leur imposent la société, l'emploi, l'environnement. Il s'agit d'accompagner les personnes dans un combat pour retrouver la liberté de faire des choix.
Etre en service avec, c'est interpeller chacun, parce que toute personne a quelque chose à offrir, il faut solliciter l'engagement, demander à chacun de donner ce qu'il peut donner.
Bannir le mot et l'attitude d'assistanat qui est un mot d'exclusion, le chemin à faire c'est entrer dans  l'analyse du pourquoi on en est là, et de chercher ensemble comment on peut s'en sortir et se tourner vers l'avenir.
 
Dans "Caritas in veritatae" Benoît XVI fait le lien entre justice et charité: la justice c'est donner à chacun ce qui lui appartient. La charité, c'est l'amour du prochain, amour qui est annonce et célébration.
En Eglise nous avons à vivre  la triple tâche d'Annoncer, Célébrer,  Servir. A travers le service je vis ma foi, une foi qui est interrogée cela  nécessite une relecture, un accompagnement qui permette le discernement.
 
 
 
En chemin vers Diaconia 2013 " Servons la Fraternité"
C'est toute l'Eglise Catholique de France qui est invitée à entrer dans cette dynamique du service du frère qui se clôturera à l'Ascension 2013 par un grand rassemblement à Lourdes, célébration de la solidarité et de la fraternité.
 
En cette année où  les communautés paroissiales creusent ce que veut dire : la Catéchèse confiée à toute la communauté, nous sommes invités à mettre au cœur de nos orientations pastorales le Servir.
Il s’agit d’articuler Servir et Annoncer, Servir et Célébrer en faisant grandir en nous et dans nos lieux de service la certitude que tout homme est appelé à être porteur de la Bonne Nouvelle et de la Parole de Dieu.
 
 Dès maintenant nous pouvons faire l'inventaire des fragilités et des merveilles dont nous sommes témoins dans nos lieux de vie, sur le territoire de nos paroisses.Chaque paroisse sera attentive à faire remonter (dans une grille qui vous est proposée) :" Actions de solidarité au service de la fraternité" .
Ces témoignages mis en valeur dans les journaux paroissiaux, dans la revue diocésaine Le Dimanche, nous ferons entrer dans la dynamique des repères éthiques et spirituels qui travaillent au cœur de la société pour que nous reconnaissant frères, enfants d'un même Père,  nous vivions attentifs à la dignité de chacun de ceux auprès de qui nous vivons.   
  

  

 

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