Le pape a parlé de la plus importante « mission » des parents : apprendre à leur enfant le goût de la prière, « cultiver pour Dieu un amour “chaud” dans son cœur ».

« C’est beau, quand les mamans apprennent aux petits enfants à lancer un baiser à Jésus ou à la Madone, affirme le pape. Quelle tendresse il y a là-dedans ! À ce moment, le cœur des enfants se transforme en lieu de prière » ; « Et c’est un don du Saint-Esprit, ajoute-t-il. N’oublions jamais de demander ce don pour chacun de nous ! »

« Ce don de l’Esprit, c’est en famille que l’on apprend à le demander et à le goûter, estime le pape. Si tu l’apprends avec la même spontanéité que tu apprends à dire “Papa” et “Maman”, tu le sais pour toujours. »

Le pape fait des suggestions simples pour cultiver « l’esprit de la prière » en famille. « De bonnes guides sur ce chemin sont Marthe et Marie », dit-il. «  Elles apprennent de Dieu l’harmonie dans les rythmes de la famille : la beauté de la fête, la sérénité du travail bien fait, l’esprit de la prière. »

Le pape est convaincu que « la prière sourd à l’écoute de Jésus, à la lecture de l’Évangile ». Il rappelle : « N’oubliez pas : tous les jours, lire un passage de l’Évangile. La prière sourd de la confiance en la Parole de Dieu » ; « L’Évangile lu et médité en famille est comme un bon pain qui nourrit le cœur de tous », continue-t-il.

Enfin, il évoque le thème de la prière familiale. « Et le matin, et le soir, et quand nous passons à table, apprenons à dire ensemble une prière, en toute simplicité : c’est Jésus qui vient au milieu de nous », affirme-t-il.

Le pape comprend bien que « le temps de la famille (…) est un temps compliqué et bousculé, occupé et préoccupé ». Il décrit avec humour une famille qui « apprend vite à résoudre une équation que les grands mathématiciens ne savent pas eux-mêmes résoudre : dans vingt-quatre heures, on en fait rentrer le double ! » ; « Il y a des papas et des mamans qui pourraient se voir décerner le Nobel, pour cela », plaisante-t-il.

Le manque de temps en famille est réel, mais « le cœur humain cherche toujours la prière (…) et s’il ne la trouve pas, il n’est pas en paix ». Et pour que le cœur et la prière « se rencontrent, il faut cultiver pour Dieu un amour “chaud” dans son cœur, un amour affectif ».

« Si l’amour de Dieu n’allume pas le feu, l’esprit de la prière ne réchauffe pas le temps », affirme le pape. « Un cœur habité par l’amour de Dieu fait devenir prière même une pensée sans paroles, ou une invocation devant une image sacrée, ou un baiser lancé en direction de l’église ».

Le pape appelle à réfléchir au « grand commandement, qui soutient tous les autres : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toutes tes forces. » Il estime que dans cette « formule » qui « a recours au langage fort de l’amour », « l’esprit de la prière habite ».

Il invite à « penser à Dieu comme à la caresse dont nous tenons la vie » et non seulement comme au « grand Être » et au « Juge qui contrôle chaque acte ».

« Nous sommes heureux et même un peu troublés, car Lui pense à nous et, surtout, il nous aime ! » s’exclame le pape. « Il nous accompagne sur le chemin de la vie, il nous protège, il nous aime. »

« Dans la prière familiale, dans les temps forts comme dans les passages difficiles, confions-nous les uns aux autres, pour que chacun de nous, en famille, soit gardé par l’amour de Dieu », conclut-il.