bande finale
  Nos amies ,

les Soeurs Enfant Jésus
Providence de Rouen


Vendredi 21 Octobre Jubilé des 350 ans de la fondation de la première communauté des soeurs Enfant Jésus Providence de Rouen
2016 Nicolas Baré 2

Reportage-photo ci-dessous

2016 Oct 21 messse Nicolas Barré
2016 Oct 21 Nic barr 2016 Oct 22 Nic barFin prière euchar
2016 Nic bar soeurs et postulantes 2016 Oct 21 Nix colas Barré reunion
Messe à 11 à l' église Ste Jeanne d'Arc. Les soeurs et postulantes provenant de touye la région on été accueillies par l' abbé Cerquéta , curé, assisté de quatre prêtres et un diacre . La foi s'est exprimée par les patroles et les signes  Des paroissiens étaient présents toute la journée. Après la messe et le pot d ' amitié 
s ' est tenue une réunion animée par 
Soeur Annie Thérèse, Provinciale d 'Europe, 
puis les  soeurs ont exposé concrètement  leur  mission au sein de leur communauté .  Chants et applaudissements ponctuaient chaque intervention.
 

Le Dimanche 11 Septembre 2016 à la messe de 10 30 à Ste Jeanne d'Arc.

Les nouvelles soeurs ont été présentées pendant la messe de 10h30 le Dimanche 11 Septembre à Ste Jeanne d'Arc par l' abbé Sébastien Sanou qui célébrait. .
2016 11 Soeurs présentation

De gauche à droite Abbé Sanou, Soeur Bernadette , Soeur Marie Yolande, Soeur Marie Joseph et Soeur Marie Brigitte .

Les soeurs Faly Pierre et Marie-Yolande ci-dessous ont reçu une mission ailleurs et ont quitté la paroisse en Septembre 2016. Dans un mot de remerciements elle disent s'être senties bien intégrées dans le vie de la Paroisse, d 'avoir appris beaucoup . Elles remercient aiussi des cadeaux d'adieu qu"elles on recus.. La Paroisse les remercie  de tout ce qu'elles ont apporté.
 
soeurs Faly Pierre et Marie-Yolande à la St Firmin 20152015 sept 25 soeurs faly et Yolande  Soeur Faly Pierre photo du 20-9-20152015 septembre 20 Sooeur Faly Pierre erre ( photo du 20 septembre 2015)

Soeur Eulalie , ci-dessous en vélo, a été affectée ailleurs le 31 Août 2015 après 7 ans de service dans la paroisse 

Ces soeurs, APPELEES A SUIVRE LE CHRIST, et présentes dans le diocèse d'Amiens, vous invitent à mieux les connaître à travers ce diaporama !
cliquez sur le lien ci-dessous : 
http://www.youtube.com/v/5L39eVI7qIk&hl=fr_FR&fs=1


  " sur les pas de Nicolas Barré "  :
Sur les pas de Nicolas Barré
1'anniversaire de la fondation de la première maison
1662-2012
Samedi 6 Octobre 2012
Invitation des soeurs de la Providence de RRouen- . - . - .




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deuil
Une soeur nous a quittés : Soeur Marie le Samedi 17 Mars 2012.  . Elle vivait parmi nous au moins depuis 7 ans et habitait au presbytère Ste Jeanne d ' Arc .Voir le faire-part ci-dessous . Depuis Novembre 2011elle vivait à la maison de retraite d' Aire sur la Lys.deuill soeur Marie


 
Homélie pour les funérailles de Soeur Marie

Sr Marie de la Visitation (19.08.1923-17.03.2012)
Rm 8, 31-35.37-39 / Ps 26 (27) / Lc 2, 25-38
21.03.2012 – Collégiale St Pierre (Aire-sur-la-Lys)
 
            Il y a environ une quinzaine d’années, Sr Marie de la Visitation vint me rendre visite à l’Abbaye du Bec. Alors qu’elle m’expliquait comment elle préparait les enfants de la paroisse de St Étienne-du-Rouvray pour leur 1ère confession, elle me dit : « J’aimerais bien être prêtre pour pouvoir témoigner de la tendresse de Dieu dans le sacrement de réconciliation ».
            Tous ceux qui ont connu Sr Marie savent bien que cette affirmation ne s’enracinait pas dans une théologie féministe revendicatrice ; il ne fait cependant aucun doute qu’elle a exercé fidèlement son sacerdoce de baptisée et qu’elle n’a eu de cesse de témoigner de la tendresse de Dieu.
           
            Cette tendresse Sr Marie l’a expérimentée très tôt. Ces derniers mois, j’ai souvent pensé à elle quand je priais le psaume 26 : « Père et mère m’ont abandonné, le Seigneur me recueille » (v. 10). Le décès de sa mère et le départ de son père, alors qu’elle n’est qu’une petite enfant, marquent de manière indélébile la vie et le cheminement de Sr Marie. Et malgré tout, cette expérience d’abandon devient le terreau sur lequel va fleurir la tendresse de notre Dieu, une tendresse que Sr Marie saura partager généreusement.
            Cette irruption de la tendresse de Dieu dans la vie de Sr Marie la conduira à dire oui au dessein de Dieu sur elle. Au jour de sa 1ère communion, elle décide de devenir religieuse. Sans le connaître encore, elle suit le conseil du Bx Nicolas Barré qui écrivait : « Il faut quitter le tout pour avoir le tout, perdre le faux pour avoir le tout solide, quitter son néant pour avoir Dieu » (Lettre 43, p. 501).
           
            Nous lisons dans le cantique de Zacharie que, dans la venue du Seigneur, nous sommes témoins de « la tendresse, de l’amour de notre Dieu » (Lc 1, 78). Le mystère de cette tendresse, faites chair en Jésus Christ, est qu’elle n’est visible qu’à celui qui est amoureux. Les petits gestes de la tendresse de Dieu ne se révèlent qu’à celui qui aime. En ce sens, cette tendresse est pauvre et humble, elle mendie notre attention et jamais ne s’impose. Il faut être assoiffé pour goûter combien cette tendresse désaltère. Sr Marie était assoiffée de cette tendresse, elle trouva la source et ne s’en éloigna jamais beaucoup.
            Mais ne nous y trompons pas, la pauvreté de cette tendresse ne la rend que plus forte. Dans l’antienne du Magnificat du 17 décembre, le Seigneur est décrit comme étant fortiter suaviter, « fort et tendre ». Ces mots s’appliquent bien à Sr Marie. Il lui a fallu beaucoup de force pour effectuer le chemin intérieur qui l’a conduit de l’orphelinat de Dieppe au noviciat de Mesnil-Esnard.
            Cette force elle a dû l’exercer en premier lieu sur elle-même, car comme elle le disait en souriant : « En bonne bretonne, je lâche difficilement le morceau ». Par ailleurs, on peut deviner sans peine que cette force a été nécessaire pour lui permettre de laisser son passé derrière elle, pour permettre à la grâce et au temps leur œuvre de guérison et de transformation.
            Nous savons tous par expérience combien il nous faut lutter dur parfois pour que nos blessures ne nous enferment pas dans un statut de victime, nous rendant incapables d’avancer dans la vie. Il est important ici de préciser que Sr Marie sera consciente que cette force ne vient pas d’elle mais qu’elle est un don de la tendresse de Dieu à son égard. Dans une de ses lettres à une religieuse, le Bx Nicolas Barré fait dire ces mots à Jésus : « J’ai mis mon esprit dans le tien, afin de te rendre puissante à exercer mes volontés » (Lettre 11, p. 407). Ces mots si encourageants auraient pu être adressés à Sr Marie… et à chacun de nous aujourd’hui. Oui, car comme nous le rappelle St Paul, « ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force et d’amour » (2Tm 1, 7). Il est bon pour nous d’être rappelé que, dans les moments difficiles, l’issue du combat ne dépend pas de nos ressources humaines, si bonnes soient elles, mais de l’Esprit qui est une « force qui agit puissamment en nous » (Col 1, 29).
 
            Je me suis plusieurs fois demandé pourquoi Sr Marie avait choisi d’entrer chez les Sœurs de la Providence de Rouen. Il y a certainement plusieurs réponses à cette question, mais je crois que la tendresse maternelle de Sr Marie l’a naturellement portée vers les enfants. Elle désirait ardemment témoigner de la tendresse de Dieu envers tous et en particulier envers les petits.
            Je crois que les Sœurs de la Providence de Rouen n’existaient pas au temps de Jésus, autrement il me semble que la prophétesse Anne aurait été membre de la Congrégation. Comme Sr Marie, et comme toutes les Sœurs que je connais, la prophétesse Anne n’a qu’un désir : « proclamer les louanges de Dieu et parler de l’enfant à tous ».
 
            Mes Sœurs, vous le savez aussi bien que moi, les supérieur(e)s ont parfois de drôles d’idées. La preuve en est que, peu de temps après sa profession, Sr Marie est envoyée à l’orphelinat de Dieppe. Au début, elle redoute ce poste car elle n’est pas beaucoup plus âgée que certaines des pensionnaires et elle connaît bien la maison pour y avoir passé plusieurs années. Ses craintes vont vite disparaître et elle va s’attacher aux filles qui lui sont confiées et tenter d’humaniser l’atmosphère en prenant des initiatives courageuses. Une petite partie de son cœur restera en ce lieu.
            Au début des années 60, la Supérieure Générale a une nouvelle idée pour Sr Marie. La bonne bretonne refuse d’abord deux fois de partir pour Madagascar. Dans l’obéissance, elle accepte la 3ème fois. Sur la petite plaquette qui est publiée en 1964, juste après l’arrivée de Sr Marie et de Sr André à Tuléar, il y a une photo des deux Sœurs descendant du bateau et juste au-dessus de la photo sont écris les mots suivants : « Messagères de Dieu ». Sr Marie accomplira cette mission de messagère avec tendresse et passion. Elle tombe amoureuse du peuple malgache et 50 ans plus tard, parce qu’elle a su donner et se donner généreusement, la présence des Sœurs de la Providence de Rouen à Madagascar est une grande source d’action de grâce.
            Je viens d’utiliser le verbe donner et je ne peux pas ne pas citer Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus pour qui Sr Marie avait une grande dévotion : « En se donnant à Dieu le cœur ne perd pas sa tendresse naturelle, cette tendresse au contraire grandit en devenant plus pure et plus divine » (Histoire d’une âme, Manuscrit C, Folio 9r°, p. 246). C’est en donnant que Sr Marie est devenue semblable au Christ, c’est en se donnant avec tendresse que son cœur s’est élargi pour accueillir la tendresse infinie de notre Dieu. Ce fut le travail de toute une vie. Aujourd’hui Sr Marie nous passe le flambeau et nous rappelle gentiment que si nous ouvrons nos cœurs à la grâce, ils deviendront semblables au cœur de Dieu.
            Dans les années 90, le dominicain Bernard Bro a écrit un livre au titre évocateur La beauté sauvera le monde ; je me demande si aujourd’hui il ne serait pas opportun d’écrire un livre dont le titre serait La tendresse sauvera le monde. Dans une société, et parfois dans des communautés ecclésiales, marquées par la compétitivité, l’efficacité et une certaine forme de dureté, notre mission particulièrement à nous, religieuses et moines, est de témoigner d’une tendresse gratuite et généreuse qui peut changer des situations, ouvrir des portes et transformer et la vie et la mort.
 
            Dans l’Évangile de la Visitation, si cher à Sr Marie, nous sommes témoins de la hâte avec laquelle la Vierge Marie part aider sa cousine Elisabeth. Toute sa vie, Sr Marie sera prompte à partir aider les uns et les autres. Elle sera toujours attentive à sa famille, son frère, sa belle-sœur, ses neveux et nièces, ses cousins et cousines ; elle manifestera un profond attachement à sa famille religieuse et saura être une amie fidèle et discrète pour beaucoup.
            Sr Marie auraient pu écrire les mots de St Paul aux Philippiens : « Oui, Dieu m’est témoin que je vous chéris tous dans la tendresse de Jésus Christ » (1, 8). Toutes ses relations étaient vécues dans la tendresse du Seigneur, toutes ses relations étaient nourries dans et par la prière. Sr Marie aimait prier et nous associait tous à ses moments d’intimité avec le Seigneur. L’Office et le Rosaire rythmaient sa journée. Elle cheminait avec chacun de nous dans les moments difficiles comme aux jours de joie.
 
            Ceci explique en partie pourquoi ces derniers mois ont été si difficiles pour elle. Il lui était devenu dur de prier. Habitée par un sentiment d’incompréhension devant ce qui lui arrivait, elle a dû puiser une fois de plus, comme elle l’avait fait enfant, dans la tendresse de Dieu. En cela, comme tant de chrétiens avant elle, elle a été configurée au Christ. Comme lui, elle a ressenti la radicale solitude de celui, de celle qui souffre en vérité. Certes elle a lutté mais elle a vaincu, rien n’a pu la séparer de l’amour du Christ, car elle a gardé ses yeux fixés sur Celui qui l’a aimée inconditionnellement et tendrement. Il ne fait pas de doute, et P. Mark-Ephrem et moi-même en avons été les témoins, que Sr Marie a su accueillir la tendresse de Dieu qui venait à elle au travers des visites de ceux qu’elle aimait, au travers des soins et de l’attention que lui prodiguaient ses Sœurs et le personnel de la maison d’Aire-sur-la-Lys.
 
            Au début, je n’avais pas l’intention de parler de l’Irlande… mais Sr Marie nous a quitté le 17 mars, en la fête de St Patrick et, aujourd’hui dans notre calendrier bénédictin, nous commémorons la mort de notre Père Saint Benoît. Deux dates qui m’invitent à rendre grâce pour le rôle que Sr Marie a joué dans ma vie, dans mon cheminement personnel et dans celui de ma communauté. Elle a été un signe de la tendresse de Dieu pour nous, elle nous a soutenus par sa prière et son affection et elle nous a encouragés de mille manières. Depuis notre arrivée en Irlande, elle venait quasiment tous les ans nous visiter et avant chaque départ elle disait que c’était sa dernière visite… pour une fois, en septembre dernier, elle avait raison.
 
            Mais il nous faut être honnêtes et reconnaître que nous aurions aimé, j’aurais aimé, qu’elle parte sans les souffrances physiques qui ont accompagné les derniers jours de son cheminement terrestre. Une fois de plus nous sommes confrontés avec le mystère de la souffrance et de la peine. Lors de notre dernière visite, alors que nous étions auprès d’elle, P. Mark-Ephrem a rappelé à Sr Marie qu’elle avait fait profession pour la fête de la Sainte Croix et que la Vierge était présente aux pieds de la Croix, souffrant avec son fils en cette nuit du Golgotha. Le Bx Nicolas Barré décrit cette nuit de la foi avec une rare acuité, il écrit : « Cette nuit est un excellent jour. (…) On y voit tout sans rien y voir. On y sait tout sans rien savoir. On y possède tout sans crainte » (Le Cantique spirituel, n°26, p. 608). Sr Marie a traversé cette nuit si paradoxale, et elle s’est laissée conduire dans la lumière divine où elle se réjouit maintenant.
            Laissons les derniers mots au Bx Nicolas Barré, ils sont un écho des versets de St Paul que nous avons entendu dans notre 1ère lecture et ils décrivent adéquatement ce que Sr Marie expérimente aujourd’hui : « Enfin, Seigneur, (…) plus de partage, plus de division, ni en la vie, ni en la mort ; ni en détresse, ni en caresse ; ni en la terre, ni au ciel. Mon bien-aimé est tout à moi, et moi, tout à lui pour jamais. Ô Jésus ! Ô Amour ! » (Lettre 12, p. 410).
 
 
Fr. Thierry M. Marteaux OSB
Holy Cross Monastery - Rostrevor (Irlande du Nord)

 





 
 
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